DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth est la commande qui répare le magasin de composants de Windows, ce stock de fichiers d'origine où sfc /scannow va chercher de quoi remplacer un fichier système abîmé. Quand le magasin est lui-même endommagé, le vérificateur ne trouve plus rien de sain à recopier : DISM.exe doit réparer l'image de Windows avant lui.
En bref
- L'ordre qui aboutit : /CheckHealth pour consulter le dernier verdict, /ScanHealth pour une analyse complète, /RestoreHealth pour réparer, puis sfc /scannow pour vérifier les fichiers du système.
- RestoreHealth récupère ses fichiers de remplacement par Windows Update. Sans connexion exploitable, il faut lui désigner une source locale, en pratique le fichier install.wim ou install.esd d'une image ISO de Microsoft, avec les options /Source et /LimitAccess.
- Une progression immobile à 20 % ou à 62,3 % est le comportement normal de l'outil : la commande travaille encore, et le journal en donne l'information en direct.
- Les erreurs 0x800f081f et 0x800f0906 désignent une source de réparation introuvable, jamais un Windows perdu.
Ce que RestoreHealth remet en état
Windows conserve dans le dossier C:\Windows\WinSxS un exemplaire d'origine de chaque fichier système protégé, accompagné des métadonnées qui indiquent quelle version appartient à quelle mise à jour. Cet ensemble porte le nom de magasin de composants, component store dans la documentation anglophone et dans les journaux, et il pèse plusieurs gigaoctets sur une installation ordinaire.
Le vérificateur de fichiers système, que Microsoft nomme System File Checker, ne sait faire qu'une chose : comparer les fichiers en service à ces exemplaires, puis recopier par-dessus ce qui diffère. Il présuppose donc que le magasin est intact. Quand une mise à jour interrompue, un secteur défectueux ou un antivirus trop zélé a altéré le magasin lui-même, cette hypothèse tombe et la réparation échoue sans que le message affiché en explique la cause.
Le symptôme visible est rarement le bon indice. Windows signale une bibliothèque introuvable au lancement d'un logiciel, un composant qui refuse de s'installer ou une mise à jour qui revient en erreur à chaque redémarrage, et rien dans ces messages ne désigne le magasin. C'est pourtant lui qu'il faut réparer en premier, faute de quoi la même erreur DLL réapparaîtra après chaque tentative de correction.
Que fait la commande DISM ?
DISM.exe, pour Deployment Image Servicing and Management, est l'outil de maintenance des images de déploiement livré avec Windows. Appliqué au système en cours d'exécution grâce à l'option /Online, il inspecte l'empreinte de chaque composant du magasin, repère sur une image endommagée ceux qui ne correspondent plus à ce que Microsoft a publié, et va chercher un exemplaire sain à l'extérieur pour les remplacer. Il sait donc restaurer ce que sfc ne peut que recopier, et travaille une couche en dessous : l'un répare les fichiers en service, l'autre répare la référence qui sert à les réparer.
Cette différence de niveau explique l'ordre des opérations. Lancer le vérificateur sur une machine dont le magasin est atteint revient à réparer un texte en s'appuyant sur un dictionnaire lui-même fautif.
Ouvrir une invite avec les droits nécessaires
Comment exécuter DISM en tant qu'administrateur ?
Que fait cette commande de si sensible ? Elle modifie des fichiers protégés du système, et refuse donc de démarrer sans élévation. Sous Windows 11, un clic droit sur le bouton Démarrer, ou le raccourci Windows et X, ouvre le menu qui propose Terminal (administrateur). Sous Windows 10, la même manipulation propose Invite de commandes (admin) ou Windows PowerShell (admin) selon la version installée. Une autre voie consiste à taper cmd dans la recherche puis à valider avec Ctrl, Maj et Entrée, combinaison qui force l'ouverture en administrateur.
Sans ces droits, l'outil s'arrête aussitôt sur le message signalant qu'une élévation est requise. L'exécutable se trouve dans C:\Windows\System32 et s'utilise indifféremment depuis l'invite classique ou depuis PowerShell, où il existe par ailleurs un équivalent natif : Repair-WindowsImage -Online -RestoreHealth. Les deux commandes appellent le même moteur et produisent les mêmes journaux ; le choix relève de l'habitude, pas de l'efficacité.
Les trois options, et ce qu'elles font vraiment
La confusion la plus répandue consiste à croire que DISM /Online /Cleanup-Image /CheckHealth effectue un examen rapide et /ScanHealth un examen approfondi. Ce n'est pas le cas : la première ne mesure rien du tout.
| Option | Ce qu'elle fait | Durée | Réseau |
|---|---|---|---|
/CheckHealth | Relit un indicateur inscrit lors d'un examen antérieur. Ne parcourt aucun composant. | Immédiate | Aucun |
/ScanHealth | Parcourt le magasin de composants et établit un verdict, sans rien modifier. | 5 à 20 minutes | Aucun |
/RestoreHealth | Examine puis répare, en récupérant les pièces manquantes auprès de Windows Update ou du support indiqué. | 10 à 40 minutes | Oui, sauf avec /Source |
Quelles sont les étapes pour utiliser DISM ?
Commencez par mesurer l'état réel en exécutant la commande suivante, DISM /Online /Cleanup-Image /ScanHealth, dont le verdict oriente la suite. Si l'analyse conclut que le magasin est réparable, enchaînez sur DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth et laissez la commande aller jusqu'au bout. Terminez par le vérificateur de fichiers, qui profitera d'une référence enfin saine.
Comment utiliser DISM RestoreHealth ?
Tapez la ligne DISM.exe /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth dans une invite de commande ouverte en administrateur, puis validez et n'y touchez plus. Les graphies DISM RestoreHealth, DISM Restore Health et /RestoreHealth désignent toutes la même option. Chaque barre oblique doit être précédée d'une espace, faute de quoi l'outil rejette la syntaxe. La machine peut continuer à s'utiliser pendant l'opération, mais évitez d'installer un logiciel ou d'exécuter une mise à jour en parallèle : les deux sollicitent le même magasin et l'un des deux échouera.
Ne pas confondre avec le nettoyage du magasin
Une quatrième option circule beaucoup et ne répare rien : DISM /Online /Cleanup-Image /StartComponentCleanup supprime les anciennes versions des composants remplacés par les mises à jour. Elle libère de l'espace disque, parfois plusieurs gigaoctets, mais elle ne corrige aucune erreur et ne remplace aucun fichier endommagé. L'utiliser en espérant réparer Windows revient à ranger une bibliothèque en croyant en réécrire les livres.
Il vaut mieux l'exécuter après avoir réparé, jamais avant : tant que le magasin n'est pas sain, le nettoyage peut supprimer une version dont DISM aurait eu besoin. La distinction entre entretien et réparation vaut pour la plupart des outils réunis dans nos guides pratiques sur les fichiers DLL, qu'il est facile de lancer dans le mauvais ordre. L'option /ResetBase, qui s'ajoute à la précédente, va plus loin en rendant les mises à jour installées définitivement irréversibles ; elle interdit toute désinstallation ultérieure d'un correctif et n'a sa place que sur une machine dont on maîtrise la configuration.
Les options compagnes qui servent vraiment
L'outil DISM en compte des dizaines, et DISM /? affiche l'aide complète, tandis que DISM /Online /Cleanup-Image /? restreint cette aide aux options de réparation. Quatre méritent d'être connues, parce qu'elles évitent chacune un blocage courant.
/ScratchDir:C:\tempdésigne le dossier de travail. À ajouter quand la commande échoue faute de place sur le volume système, un disque dur presque plein étant une cause d'échec fréquente./NoRestartempêche le redémarrage automatique, utile pour exécuter plusieurs réparations à la suite sans être interrompu./LogLevel:4enregistre le maximum de détails dans le journal, ce qu'il faut configurer avant de rejouer une commande qui a échoué sans explication.DISM /Online /Get-Featuresliste les fonctionnalités installées ; c'est par exemple ainsi qu'on vérifie qu'un composant absent est bien désactivé et non endommagé.
En matière de réparation, ces options ne remplacent jamais /RestoreHealth : elles lui donnent les moyens de réparer jusqu'au bout.
Lire la progression et le message final
La barre d'avancement se fige à plusieurs reprises, et ces arrêts sont attendus. Le palier à 20 % correspond à l'inventaire initial, celui à 62,3 % à la phase où l'outil interroge Windows Update pour chaque composant à remplacer. Sur une connexion lente, cette étape occupe à elle seule une demi-heure. Une commande qui n'affiche plus rien depuis vingt minutes travaille encore : la preuve s'obtient en ouvrant le journal, dont l'horodatage continue d'avancer.
Trois conclusions sont possibles. L'absence de corruption signifie que le magasin est intact et que le problème rencontré vient d'ailleurs. Un magasin déclaré réparable annonce des composants fautifs mais récupérables, ce qui est la situation ordinaire avant réparation. Enfin, une opération réussie confirme que les remplacements ont été appliqués ; c'est à ce moment, et pas avant, qu'il devient utile de relancer le vérificateur de fichiers pour vérifier le résultat.
Désigner un support quand Windows Update ne répond pas
Comment réparer une image Windows ?
Privée de Windows Update, la commande n'a aucune pièce de rechange à sa disposition. Il faut alors lui fournir une image d'installation de la même édition et de la même version que le Windows en place, faute de quoi elle refusera les fichiers proposés. Utilisez l'image disque officielle proposée sur le site de Microsoft, ouvrez-la d'un double clic pour que Windows lui attribue une lettre de lecteur, souvent D ou E, notez cette lettre, puis repérez le fichier sources\install.wim qu'elle contient.
Une image ISO récente livre souvent un fichier install.esd à la place. Ce format compressé n'est pas exploitable directement comme référence : il faut d'abord le convertir avec DISM /Export-Image /SourceImageFile:E:\sources\install.esd /SourceIndex:1 /DestinationImageFile:C:\wim\install.wim /Compress:max /CheckIntegrity. L'opération dure une dizaine de minutes et produit un fichier utilisable.
L'index à indiquer désigne l'édition voulue à l'intérieur du fichier, une même image en contenant plusieurs. La commande DISM /Get-WimInfo /WimFile:E:\sources\install.wim en dresse la liste avec les noms d'édition en clair. Il ne reste qu'à utiliser le tout pour réparer l'image endommagée : DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth /Source:esd:E:\sources\install.esd:6 /LimitAccess, en adaptant la lettre du lecteur et en remplaçant le chiffre final par l'index relevé.
L'option /LimitAccess mérite une mention à part. Sans elle, DISM consulte quand même Windows Update et peut y perdre plusieurs minutes avant de se rabattre sur la source locale. Avec elle, il s'en tient strictement à ce qui lui a été désigné, ce qui accélère l'opération et rend le diagnostic d'une erreur bien plus lisible.
Reste à vérifier que la source correspond au système. Un Windows 11 24H2 ne se répare pas avec une image 23H2, et une édition Famille ne fournira pas les composants d'une édition Professionnel : dans les deux cas la commande rejette les fichiers proposés et rend une erreur de source. La combinaison Windows et R suivie de winver affiche la version exacte du système, tandis que DISM /Online /Get-CurrentEdition donne l'édition en clair. Il faut vérifier ces deux informations et les comparer à celles que l'ISO annonce avant de lancer quoi que ce soit ; l'article Repair a Windows image de la documentation Microsoft insiste sur ce point, et c'est de loin la cause d'échec la plus fréquente sur un poste bien connecté.
Quand la commande s'arrête sur un code
Pourquoi DISM RestoreHealth échoue-t-il ?
Un échec renvoie presque toujours à l'approvisionnement, rarement à l'état du système. Le code d'erreur 0x800f081f affiche le message des fichiers sources introuvables, et l'erreur 0x800f0906 que le téléchargement n'a pas abouti. Les deux se rencontrent sur un poste sans connexion Internet, sur une machine dont les correctifs transitent par un serveur d'entreprise, ou quand le support désigné ne correspond pas à la version en place. Il faut alors réparer en désignant une source locale, comme la section précédente le décrit.
L'erreur 87 relève d'une tout autre nature : il signale une syntaxe rejetée, presque toujours une espace manquante devant une barre oblique ou une option écrite dans le désordre. Recopier la ligne en la retapant plutôt qu'en la collant depuis une page web suffit à faire disparaître l'erreur, les guillemets et les tirets typographiques des pages web étant la cause la plus fréquente de cette erreur.
L'erreur 0x800f0950 apparaît lorsqu'une mise à jour reste en attente de redémarrage : le magasin est verrouillé et refuse toute modification tant que l'installation n'est pas achevée. Redémarrez, laissez Windows finir son travail, puis reprenez. Enfin, une erreur 1726 ou 0x800705b4 désigne un appel de procédure interrompu, souvent par un antivirus tiers ou par l'arrêt du service de mise à jour ; suspendre temporairement la protection en temps réel lève l'obstacle.
Les deux journaux à ouvrir
Le message affiché dans l'invite reste volontairement laconique, alors que le détail existe. DISM tient son propre registre dans C:\Windows\Logs\DISM\dism.log, où chaque étape est horodatée et chaque échec accompagné du composant concerné, et c'est la première aide à consulter quand la cause reste introuvable. Le filtrage rend ce journal de DISM abordable : findstr /i /c:"error" C:\Windows\Logs\DISM\dism.log isole les lignes utiles d'un fichier qui en compte des dizaines de milliers.
Le second registre, C:\Windows\Logs\CBS\CBS.log, appartient au service de maintenance qui applique réellement les changements. C'est lui qui nomme les fichiers remplacés et ceux qui ont résisté. Les deux se complètent : le premier raconte le déroulement de la commande, le second l'effet obtenu sur Windows. Une information présente dans l'un manque souvent dans l'autre, et il est courant de devoir consulter les deux pour reconstituer un échec.
Repasser le vérificateur une fois le magasin réparé
Comment corriger les fichiers corrompus ?
Réparer le magasin ne suffit pas à remettre les fichiers en service dans leur état d'origine : elle rétablit la référence. Il faut donc conclure par la commande sfc, sfc /scannow, qui vérifie une nouvelle fois les fichiers protégés et les répare en puisant cette fois dans une source valide. Le détail de cette étape, ses messages et la lecture de son propre journal sont traités dans notre guide sur la réparation des fichiers système avec sfc.
L'ordre compte davantage qu'on ne l'imagine. Un vérificateur lancé avant la réparation du magasin peut signaler des fichiers irréparables, puis n'en signaler aucun une fois DISM passé, sans que rien d'autre ait changé sur la machine. Si des corruptions subsistent après ce second passage, c'est que le problème n'est plus d'ordre logiciel, et les pistes de la dernière section deviennent les bonnes.
Par quoi commencer selon le symptôme
L'ordre dépend de ce que la machine manifeste, et se tromper de point de départ fait perdre une heure pour rien.
- Une mise à jour qui échoue en boucle avec le même code : réparer le magasin en premier, car c'est lui que Windows Update sollicite pour appliquer un correctif.
- Un logiciel qui signale une bibliothèque manquante : commencer par sfc, et ne réparer le magasin que si le vérificateur annonce des fichiers qu'il n'a pas su remplacer.
- Un composant facultatif impossible à installer : réparer le magasin, puis vérifier la liste des fonctionnalités avant de réessayer l'installation.
- Des plantages sans message précis : vérifier d'abord le disque, puis réparer, car une image endommagée par un support défaillant se dégradera de nouveau.
- Un système qui ne démarre plus : réparer hors ligne depuis l'environnement de récupération, en ajoutant l'option /Image suivie de la lettre du volume.
Dans tous les cas, réparer sans lire ensuite le journal revient à ignorer la moitié de l'information disponible : la commande suivante à lancer y est presque toujours indiquée.
Sur Windows 7, la commande n'existe pas
Une recherche sur DISM RestoreHealth mène régulièrement à des instructions inapplicables sur les anciennes versions du système. La réparation en ligne du magasin de composants est apparue avec Windows 8 : le DISM.exe livré avec Windows 7 sait gérer une image hors ligne, mais il ne connaît ni /ScanHealth ni /RestoreHealth, et retourne une erreur de syntaxe si on les lui passe.
L'équivalent y porte un autre nom, System Update Readiness Tool, souvent abrégé en CheckSUR. Microsoft le distribue sous forme de mise à jour autonome, à récupérer dans la version correspondant exactement à l'architecture de la machine. L'outil examine le magasin, répare ce qu'il peut, et consigne son rapport dans C:\Windows\Logs\CBS\CheckSUR.log, où les composants inscrits sous la mention des paquets non réparables sont ceux qu'il a renoncé à corriger.
Cette information a une portée limitée dans le temps : le support de Windows 7 s'est arrêté en janvier 2020, et les serveurs qui alimentaient cet outil ne reçoivent plus de correctifs. Sur une machine encore en service sous cette version, réparer le magasin traite le symptôme sans traiter la cause, qui est l'absence de mises à jour de sécurité depuis plusieurs années.
Les situations où la commande ne peut rien
Un support de stockage défaillant remet la corruption en place aussi vite qu'elle est corrigée. Le symptôme est reconnaissable, et il vaut pour un disque dur comme pour un disque à mémoire flash : la réparation aboutit, puis les mêmes composants endommagés ressortent fautifs à la vérification suivante. Un passage de chkdsk C: /f /r et une vérification de l'état SMART du disque tranchent la question avant d'insister avec des outils qui ne savent réparer que des fichiers.
En entreprise, une stratégie de groupe redirige fréquemment la réparation vers un serveur interne. Le paramètre concerné, qui définit les emplacements de réparation des composants, se trouve dans la configuration ordinateur du système ; tant qu'il pointe vers une ressource inaccessible, la commande échouera quelle que soit la qualité de la connexion. Ajouter une source locale et /LimitAccess contourne l'obstacle sans toucher à la stratégie.
Lorsque Windows ne démarre plus, la réparation s'effectue depuis l'environnement de récupération sur une image hors ligne : on remplace /Online par /Image:D:\, cette lettre devant correspondre au volume Windows tel qu'il est vu depuis cet environnement, où elle n'est pas toujours C. La même commande vaut sous Windows Server, à condition que le fichier d'installation provienne de l'édition serveur exacte. Si rien de tout cela n'aboutit, la mise à niveau sur place, lancée depuis l'image d'installation avec conservation des fichiers et des logiciels, remplace l'intégralité des composants et reste la solution la moins destructrice. Elle est préférable à l'idée, régulièrement lue sur les forums, de récupérer une bibliothèque isolée sur un site tiers, une pratique dont notre article sur le téléchargement d'une DLL isolée détaille les risques.








